Première journée d'études

consacrée à la lecture de l'image égyptienne

Le samedi 25 mars 2017 à Pornic

"Relation entre image et écriture"

Auberge de la Fontaine aux Bretons, Pornic (44)

Le samedi 25 mars 2017 de 9h30 à 17h30

Journée d'études égyptologiques consacrée à l'étude de la relation entre l'image et l'écriture dans l’Égypte ancienne

Programme :

"Introduction à la relation entre image et écriture dans l'Égypte ancienne"

par Marie-Astrid CALMETTES

Docteur en égyptologie, associée à l'Institut d'égyptologie Khéops de Paris

et à l'Université Libre de Bruxelles (CIERL)

L'image et l'écriture sont dans l'Égypte ancienne en étroite relation. Loin de s'acheminer vers l'abstraction, les signes hiéroglyphiques conservent leur aspect figuratif ainsi que, pour certains d'entre eux, leur fonction iconographique. Quant aux images, elles ne se sont pas mimésiques, c'est-à-dire reproduisant une illusion d'optique, mais signifiantes : elles représentent l'essence de ce qui est perçu. Si les hiéroglyphes sont des signes qui se lisent, il en est de même des images mais aussi de la relation entre image et écriture, laquelle constitue un autre niveau de lecture qui vient enrichir la représentation et donc son efficience.

"Les relations entre le texte et l’image dans le Livre de l’Amdouat"

par Florence MAURIC-BARBERIO

Docteur en égyptologie, chargée de cours à l’Institut Khéops, Paris

Le Livre de l’Amdouat (littéralement « ce qui est dans la Douat ») est une composition qui apparaît dans les tombes royales du Nouvel Empire et dépeint le parcours nocturne du dieu solaire dans le monde souterrain (= Douat) entre le moment de son coucher et celui de son lever. Si les textes et les images se complètent dans ce livre illustré, les relations qui les unissent sont particulièrement intéressantes à étudier. La disposition de l’écriture, sa notation « rétrograde » (c’est-à-dire à rebours du sens habituel de lecture), les cas d’inversion du texte en lien avec les représentations auxquelles il se rapporte ou encore l’emploi des signes hiéroglyphiques en tant qu’éléments iconographiques sont autant de phénomènes à observer qui illustrent la manière subtile dont les Ancien Égyptiens utilisaient les immenses potentialités de leur système graphique.

"Jeux d'images dans l'écriture ptolémaïque"

par Alain FORTIER

Docteur en égyptologie, chargé de cours à l'Institut Khéops et

à l’École Pratique des Hautes Études (Sciences religieuses), Paris

Utilisée pendant l'époque gréco-romaine (332 av. J.-C. - 395 ap. J.-C.) pour la composition de textes religieux et historiques gravés ou peints sur les parois des temples (Philae, Edfou, Dendéra) ainsi que sur des statues et des stèles, l'écriture ptolémaïque correspond au dernier stade d'évolution de l'écriture hiéroglyphique. Elle n'est alors pratiquée que par quelques scribes érudits ayant une profonde connaissance des textes. Ces derniers développent un système graphique aux multiples facettes. Ils créent de nouveaux hiéroglyphes, accentuent la relation entre l'écriture et l'image, multiplient les jeux et les compositions phonétiques de type rébus et renforcent de fait la signification religieuse des différents écrits.

"Jeux d'image et d'écriture dans le programme décoratif des tombes de Deir el-Medineh"

par Marie-Astrid CALMETTES

Docteur en égyptologie, associée à l'Institut d'égyptologie Khéops de Paris

et à l'Université Libre de Bruxelles (CIERL)

Sur la rive ouest de Thèbes, le site de Deir el-Medineh abrite le village et les tombes des artisans qui ont creusé et décoré les hypogées des rois et des reines du Nouvel Empire. Les représentations figurant dans leurs tombes témoignent non seulement de leurs connaissances iconographiques, scripturales et théologiques mais aussi d'une extraordinaire créativité de leur part. S'ils s'inspirent des représentations du programme décoratif royal, ils ne les copient pas. Ils en créent au contraire de  nouvelles dans lesquelles image et écriture possèdent de multiples niveaux de lecture dont l'appréhension simultanée fait sens.  

Journée organisée avec le soutien de l'Association d'égyptologie Isis de Nantes.